Puisque mon rêve de gloire sportive tombe à l'eau, mettons nous au vin.
Question pour un sommelier chevronné : quel vin doit-on servir pour célébrer une blessure 3 jours avant le marathon de Paris?
Il s'agit d'un plat de caractère (mauvais), épicé (beaucoup d'affect et mauvaise humeur), avec une texture marquée qui nécessite une mastication longue et besogneuse avant déglutition.
Le choix est difficile : un vin profond, flattant l'esprit ne ferait qu'amplifier mon nouvel état dépressif ; un vin badin, de pur plaisir, apparaîtrait comme une insulte à la profondeur de ma
peine.
Ce sera, ce sera... une Grange des Pères rouge 1999.
Robe rubis carmin brillante avec des nuances acajou d'évolution sur les bords.
Le premier nez expressif se fait sur l'olive et des notes fumées avec une pointe de volatile. A l'aération, ce nez net et complexe se développe sur des effluves de tabac blond et de cuir.
La bouche est gourmande : l'attaque se caractérise par son côté charnel qui en fait un vin plus tactile que cérébrale.
Cette 1ère partie de bouche, mure, est prolongée par une acidité épicée, définie, qui évite toute lourdeur et donne de la fraîcheur à l'ensemble.
Ce millésime semble être prêt à boire.
Je reste sous le charme de ce vin qui réunit une gourmandise olfactive, une sensualité au niveau de sa texture et de la fraîcheur.
Derniers Commentaires